1/ Grounding : un soutien naturel contre l’inflammation et les douleurs articulaires.
Le grounding, aussi appelé earthing ou mise à la terre, consiste à remettre le corps en contact direct avec la surface de la Terre.
Cela peut se faire pieds nus sur l’herbe, sur la terre, sur le sable, mais aussi au contact de l’eau naturelle comme la mer, un lac ou une rivière.
Cette approche paraît simple. Pourtant, elle suscite un intérêt grandissant dans le champ de la santé naturelle.
Je suis avant tout un thérapeute de l’arthrose avec une vision globale du corps humain.
C’est exactement dans cette logique que le grounding mérite d’être regardé.
Il ne faut PAS le voir comme une solution miracle.
Il faut plutôt l’intégrer dans une stratégie plus large de terrain, de récupération et de gestion de l’inflammation.
Quand on souffre de douleurs articulaires, d’arthrose ou d’inflammation chronique, on cherche souvent un levier de plus.
Pas un remède magique.
Un levier simple.
Un levier cohérent.
Un levier que l’on peut ajouter à une hygiène de vie déjà adaptée.
Le grounding entre précisément dans cette catégorie.
2/ Pourquoi le grounding intéresse autant ?
Le mode de vie moderne nous coupe du sol.
Nous portons des chaussures isolantes (la plupart du temps).
Nous vivons sur des revêtements synthétiques.
Nous passons aussi beaucoup de temps en intérieur.
Cette déconnexion avec la nature est désormais permanente chez beaucoup de personnes.
Selon la revue publiée dans le Journal of Inflammation Research, le contact conducteur avec la Terre pourrait produire des effets mesurables sur plusieurs paramètres physiologiques liés à l’inflammation, à la douleur, à la récupération et au sommeil.
Les auteurs décrivent notamment des modifications possibles des globules blancs, des cytokines et de certains marqueurs impliqués dans la réponse inflammatoire.
Dit autrement, le grounding pourrait agir sur le terrain de votre santé.
C’est ce point qui est intéressant quand on a des douleurs articulaires chroniques.
Car l’arthrose n’est pas qu’un simple problème mécanique.
Le terrain inflammatoire, le stress oxydatif, le sommeil et la récupération influencent aussi l’état de votre cartilage.
3/ Grounding et inflammation : quel intérêt ?
L’inflammation chronique entretient souvent un cercle vicieux.
Plus il y a inflammation, plus il y a douleur.
Plus il y a douleur, plus le mouvement diminue.
Et moins on bouge, plus les tissus perdent en qualité.
Ce mécanisme est très fréquent chez les personnes qui souffrent de douleurs articulaires durables.
La revue scientifique de 2015 rapporte que le grounding semble réduire certains signes de l’inflammation après une blessure et pourrait aussi modifier favorablement la réponse immunitaire.
Une étude pilote sur les douleurs musculaires retardées a montré moins de douleur chez les sujets reliés à la Terre que chez les sujets non reliés.
Les auteurs avancent l’hypothèse d’un apport d’électrons chargé négativement depuis la surface terrestre.
Ces électrons pourraient contribuer à neutraliser une partie des espèces réactives produites lors de l’inflammation.
Les données restent encore limitées.
Mais la piste est intéressante.
Surtout dans une approche complémentaire de la santé articulaire.
Il faut également savoir que le grounding a également été utilisé dans le milieu du sport sur des cyclistes de niveaux internations, en phase de récupération musculaire.
4/ Un intérêt possible en cas d’arthrose.
En cas d’arthrose, il faut toujours raisonner large.
C’est ce que j’appelle la prise en charge holistique ou globale.
L’alimentation, le sommeil, le stress, l’activité physique, la composition corporelle, la circulation sanguine, la circulation lymphatique, l’état inflammatoire de bas grade, le microbiote…jouent tous un rôle.
C’est pour cette raison que les approches uniquement centrées sur la douleur montrent vite leurs limites.
Le grounding peut alors devenir un levier utile, complémentaire et sans aucun danger.
Pas parce qu’il va réparer un cartilage usé.
Ce serait faux de le présenter ainsi.
Mais parce qu’il pourrait participer à un meilleur équilibre général de votre corps dans son intégralité.
Certains patients rapportent plus de détente, ce qui permet de mieux gérer les émotions.
D’autres parlent d’un meilleur sommeil, ce qui entraîne indirectement un mieux-être global.
Ou encore ressentent une récupération plus fluide.
Ces effets subjectifs ne doivent pas être surinterprétés.
Mais ils sont cohérents avec les observations décrites dans la littérature sur le grounding et le rythme cortisol-sommeil.
Quand le sommeil va mieux, la douleur est souvent mieux tolérée.
Quand le stress baisse, l’inflammation peut aussi être mieux régulée.
Et quand on récupère mieux, on bouge souvent mieux.
Voilà pourquoi le grounding peut trouver sa place dans une logique de meilleure gestion d’arthrose.
5/ Le grounding ne se fait pas seulement pieds nus.
Beaucoup de personnes pensent que le grounding se limite à marcher pieds nus dans l’herbe.
C’est vrai que c’est la forme la plus connue.
C’est aussi la plus simple.
Mais il existe une autre façon très intéressante de pratiquer.
Le grounding peut aussi se faire par le contact avec l’eau naturelle.
La mer, le lac et la rivière sont donc pleinement concernés.
Entrer dans l’eau, marcher les pieds dans une rivière, nager dans un lac ou rester debout au bord de mer permet aussi ce contact conducteur avec la Terre.
C’est une donnée importante.
D’abord parce qu’elle rend la pratique plus accessible.
Ensuite parce que beaucoup de personnes souffrant d’arthrose supportent mieux l’eau que la marche prolongée sur terrain dur.
L’eau ajoute souvent un effet de relâchement.
Le corps est plus léger.
Les appuis sont plus doux.
Le mouvement est parfois plus facile.
Dans ce contexte, une baignade en mer, un bain en lac naturel ou une marche douce dans une rivière peuvent réunir plusieurs avantages à la fois.
Ce n’est également pas pour rien que la thalassothérapie est recommandé pour les douleurs articulaires.
6/ Il se fait aussi autrement (quand on a pas accès à l’eau ou la terre).
C’est bien beau de parler de se reconnecter, mais quand on habite loin d’un point d’eau naturel et en ville notamment.
L’homme a alors créer une solution alternative tout en restant chez soi.
Il s’agit de textile, tapis ou autres accessoires.
En effet, en branchant ces éléments sur votre prise terre, vous aurez alors les mêmes bénéfices de décharges.
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7/ Comment l’intégrer au quotidien ?
Le plus simple reste de commencer petit.
Marcher pieds nus 10 à 20 minutes sur de l’herbe ou sur la terre est déjà une bonne base.
Le sable humide fonctionne aussi très bien.
En période estivale, la mer, le lac ou la rivière deviennent d’excellents supports.
Mais pour les plus courageux, les bains froids sont encore plus efficaces.
L’important n’est pas de faire compliqué.
L’important est d’être régulier.
Une pratique courte mais fréquente sera souvent plus réaliste qu’une séance longue et occasionnelle.
Il est aussi possible d’associer ce temps de grounding à une respiration calme, à une marche lente ou à un moment de récupération après l’effort.
8/ Ce qu’il faut retenir.
Le grounding est une pratique naturelle.
Elle est simple.
Elle est peu coûteuse.
Et elle s’intègre complètement dans une stratégie globale d’arthrose en améliorant la gestion de l’inflammation et des douleurs articulaires.
Son intérêt potentiel repose surtout sur trois axes : la douleur, l’inflammation et le sommeil.
Il ne faut pas en faire une promesse excessive et de penser que tout est possible uniquement grâce à cet outil.
En revanche, il serait dommage d’ignorer une habitude aussi simple, surtout quand elle peut se pratiquer en marchant pieds nus ou au contact de l’eau naturelle.
Dans une logique de terrain, tout compte.
Bien manger.
Bien dormir.
Bouger intelligemment.
Gérer son stress.
Soutenir la circulation.
…
Et parfois, simplement, remettre le corps là où il a toujours été conçu pour être : en lien avec la Terre.
Cédric pour STOP Arthrose,
Sources scientifiques :
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Oschman JL, Chevalier G, Brown R. The effects of grounding (earthing) on inflammation, the immune response, wound healing, and prevention and treatment of chronic inflammatory and autoimmune diseases. Journal of Inflammation Research. 2015;8:83-96.pmc.ncbi.nlm.nih
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Chevalier G, Sinatra ST, Oschman JL, Sokal K, Sokal P. Earthing: health implications of reconnecting the human body to the Earth’s surface electrons. Journal of Environmental and Public Health. 2012. Source citée dans la revue de 2015pmc.ncbi.nlm.nih
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Ghaly M, Teplitz D. The biologic effects of grounding the human body during sleep as measured by cortisol levels and subjective reporting of sleep, pain, and stress. Journal of Alternative and Complementary Medicine. 2004. Source citée dans la revue de 2015pmc.ncbi.nlm.nih
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Brown D, Chevalier G, Hill M. Pilot study on the effect of grounding on delayed-onset muscle soreness. Journal of Alternative and Complementary Medicine. 2010. Source citée dans la revue de 2015pmc.ncbi.nlm.nih

